Le lundi 8 Juin 2026 à 20h30
Cinéma entre philosophie et psychanalyse - Saison 2025/26
En partenariat avec Artpsy : Regards croisés de la psychanalyse et de la philosophie sur le cinéma
L’irreprésentable et l’impensé
Il sera discuté le film
Le Miroir (1975)
De Andreï Tarkovski,
Avec Margarita Terekhova, Oleg Yankovskiy, Filipp Yankovsky

Poème autobiographique introspectif méditatif : un cinéaste de 40 ans, malade, se penche sur sa vie : sa mère, son ex-femme et la voix du père. Ça commence par une séance d’hypnose où un jeune homme bégaie :« Je peux parler. » Et ça finit par une scène magnifique où une vieille dame, dans la campagne, croise la route de son fils quand il avait 8 ans… Un film poétique singulier, d’une grande beauté plastique, des images « humides » et un travail sur la langue, les mots de la vie quotidienne, la Russie, la solitude, l’enfance sans fil narratif visible. Ce film est un kaléidoscope d’images et de sons qui font naître les émotions et les sensations les plus diverses, dont Deleuze disait qu’il est un cristal tournant à deux faces, l’une invisible...
A la Galerie l'Œil Ecoute 3 quai Romain Rolland - Lyon 5°° (quai de Saône côté Saint-Paul)
Contact : Stéphane Deluermoz Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. et David Chabin Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. Pour s’inscrire à ce séminaire, il suffit de se faire connaître auprès de l’un ou de l’autre des animateurs par courriel
Rythmes, jours et horaires : les deuxièmes lundis de chaque mois à 20 h 30
Le film sera discuté et il sera donc nécessaire de l’avoir vu avant la séance. Durant la séance, il ne sera présenté que des extraits. Les films sont facilement accessibles en streaming.
La participation à ce séminaire ne nécessite aucun autre pré-requis que l'intérêt que chacun porte à la question analytique et /ou philosophique dans ses liens à l’expérience cinématographique. Ce séminaire est organisé conjointement par l’association ALI–Lyon et ARTPSY. Il sera demandé l’adhésion aux enseignements de l’association pour les participants de l’ALI-Lyon et pour tous une participation aux frais à chaque séance pour couvrir le prix de la location de la salle.
Samedi 6 Juin 2026

De 9h00 à 12h00
Selim Sami (ALI Montpellier) : Présentation de la journée
Président : Nicolas Miquel (ALI Côte d’Azur)
Jean-Luc de Saint Just (ALI Lyon) : « Topologie de l’amour et du désir dans le transfert »
Bernadette Delorme (ALI Lyon) : « L’amour peut-il être renversant ? »
Évelyne Lucchini (ALI Lyon) : « De l’être refusé à la Versagung »
Eléa Dannet (ALI Rhône-Alpes) : « Dans le contexte du diagnostic : quelle adresse est possible pour soutenir le transfert ? »
Déjeuner
De 14h00 à 17h00
Président : Bernard Frannais (ALI Montpellier) / Discutant : Christian Rey (ALI Rhône-Alpes)
Astrid Hà-Darchen (ALI Provence) : « Qui a peur de l’inconscient ? Ou l’inconscient comme hypothèse à soutenir » Claudia Moya (ALI Provence) : « À propos de la notion d’agalma ».
Daniel Liotta (ALI Provence) : « Lacan et Foucault face au Banquet »
Berlende Lamblin (ALI Montpellier) : « Le transfert dans l’analyse à travers le mythe et l’œuvre d’art »
Bernard Frannais : Conclusions
Dans le séminaire mis cette année à l'étude, Lacan réinterroge la nature du transfert dans la cure au-delà de l'automatisme de répétition en s'appuyant sur une lecture singulière et audacieuse de Banquet de Platon. Il décèle dans la métaphore de l'amour une fonction créatrice, suscitée par le réel lorsque le manque est mis en jeu. L'interprétation fondatrice de Socrate, annonçant celle de l'analyste, fraye le passage de la demande d'amour vers une position subjective désirante, désignant par là même son véritable objet. Ainsi le Che vuoi? à l'œuvre dans le transfert pousse l'analysant à la quête de son propre désir, en passant par la médiation de l'énigme du désir de l'Autre soutenu par l'analyse. Bien loin de la recherche d'un quelconque bien suprême de l'analysant, promue par ses contemporains, et encore de mise aujourd'hui, Lacan distingue, dans la dialectique du désir, la place structurale de l'objet a et une logique ternaire, présage du nœud borroméen. Dès lors la priorité accordée à l'objet a dans la dynamique de la cure suscite la question, décisive et complexe, du destin de l'être de l'Autre à la fin de l'analyse. D'autres enjeux se dessinent également si l'ont admet une fragilisation du lieu de l'Autre dans le monde contemporain : quelles conditions pour la mise en acte de l'inconscient qu'est le transfert ? Quelle place pour l'énigme si nécessaire à notre subjectivité désirante ?